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Syndicat FORCE OUVRIERE CREDIT AGRICOLE Ille et Vilaine 35 , alain letainturier, louis dubois, emilie nougaret.

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L'été il n'y a pas que les vacances ...

L'été, il n'y a pas que les vacances !

 


Alors que l'on pourrait croire que la période estivale est synonyme de vacances, détente, farniente et activités en famille, c'est une nouvelle fois la période choisie pour l'annonce de quelques augmentations...

Certes le SMIC va augmenter au 1er juillet de 0,9% à 8,71 € brut de l'heure et 1 321,02 € brut mensuel, mais cette augmentation reste largement insuffisante au regard de l'inflation (entre 3,2 et 3,7%) et cela compte tenu de toutes les augmentations déjà annoncées. Exemple : + 3% sur les tarifs RATP, à la SNCF + 10 centimes sur les TER... etc.

Dans le secteur bancaire, une fois de plus, c'est le pouvoir d'achat des salariés qui

va en prendre un coup. Car ne nous y trompons pas, même si le CIC a achevé sa négo-ciation salariale par un com-plément de 1%, il ne faut pas s'attendre, tant au niveau de l'AFB qu'au niveau des autres établissements,

à un geste du patronat.

Pourtant, les résultats restent conséquents et cela même si l'avenir reste sombre pour le secteur de la Banque de Financement et d'Investissement (BFI). Les résultats des réseaux domestiques forts d'un taux de commission important demeurent confortables.

De plus, on ne peut occulter l'effet conjugué de la réduction des charges (essentiellement basé sur des réductions d'effectifs et par le gel des salaires) et d'un PNB stable (car assis sur le résultat du marché domestique), qui amène un résultat stable et récurrent.

D'ailleurs, on comprend mieux les stratégies développées par certains établissements bancaires dépensant des sommes importantes pour acquérir d'autres réseaux (par exemple, le rachat par le Groupe Banques Populaires des banques régionales HSBC).

A la vérité, si effectivement la crise financière est sévère, elle ne durera pas éternellement. Les banques françaises doivent donc à tout prix maintenir leur BFI à flot pour être prêt quand la reprise arrivera.

C'est donc pourquoi les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires réinjectent 1 milliard d'euros dans Natixis (filiale commune BFI), mais ont-ils réellement le choix ?

De la même manière CASa doit soutenir sa filiale Calyon impactée elle aussi par les subprimes... et elle ne peut le réaliser qu'en faisant appel aux Caisses Régionales.

Selon la BCE, c'est plus de mille milliards d'euros qui seraient partis en fumée avec la crise financière... On voit aujourd'hui les limites d'un système libéral non régulé et surtout incontrôlé.

Car les destructions de richesses sont énormes, depuis le début de l'année, les valeurs françaises ont fortement chuté :

  • Crédit Agricole - 41%
  • Natixis - 45%
  • BNPP - 25%
  • Société Générale - 43%

Malheureusement, ce sont les salariés qui risquent de payer encore une fois la note. Pour maintenir ou plutôt sauver les résultats, on évoque maintenant des plans de restructuration ou des plans de développement. Il est à craindre qu'une nouvelle fois cela soit synonyme de nouvelles suppressions de postes.

Pire encore avec de telles dépréciations, certains «prédateurs d'hier» pourraient devenir la proie d'OPA à bas prix...

Après une pause la concentration bancaire va-t-elle reprendre ? FO restera plus que jamais vigilante... A suivre.

 

Sébastien BUSIRIS

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